Ça y est, je suis prête.
Mon sac est prêt, et pour être bien certaine qu’il le soit complètement, je l’ai refait hier soir avant de me coucher. Il ne reste plus qu’à y glisser les trousses de toilette. J’ai tellement l’impression que je vais m’ennuyer à la maternité que je compte bien me faire les ongles et me maquiller ; du coup, j’ai pris à peu près tout ce que je pouvais décemment emmener de ma salle de bain.
J’ai aussi appris à Tylian comment brancher la machine à laver (« Comment on fait, Mimi, pour la machine à laver ? » « Sur trente et sur deux ! » « Bravo Mimi, t’oublieras pas de le dire à Papa, hein ? » « Oui Maman »), et j’ai préparé à l’attention de Cyril des notices explicatives concernant le lave-vaisselle et le lave-linge. Soyons sérieux, il fait une thèse, il ne peut pas en plus connaître le fonctionnement de ces démoniaques appareils électroménagers.
J’ai fait toutes les courses que je pensais devoir faire. J’ai terminé ce matin même ; je n’avais pas vu qu’on avait encore des réserves de produit vaisselle, et j’en ai racheté. Nous sommes donc tranquilles jusqu’à la naissance du troisième (oui, vous lûtes bien : le (la ???) troisième).
Y’a plein de bouffe pour le chat dans le congélateur et Cyril sait comment la faire cuire ; presque pas de lessive, sauf le menu fretin quotidien. La poussette et la coque sont lavées, ré-houssées ; la housse du matelas du lit du bébé finit de sécher, et théoriquement, je le fais ce soir.
Je suis prête.
Oui.
Oui, mais Bébérk, lui, semble très bien là où il est, et manifestement, il ne compte pas sortir avant la date prévue. J’ai eu hier ma dernière consultation, et bien qu’ayant manifesté mon désir de le voir sortir rapidement – je me sens un peu lourde, pas très mobile, et je ne digère plus les pâtes au pesto – la sage-femme a eu l’air de dire qu’elle pensait franchement que j’allais arriver au terme.
Pffffffffffffffffff, ces gosses.
Pour tuer le temps, et dans l’espoir de le faire sortir rapidement, je me suis mise à la salsa, au tango et au tchatcha (non, Maman, c’est une blague, n’appelle pas pour que j’arrête !).
Et puis je me suis dit, je vais écrire un petit article, aussi.